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La Vie au Château
Les plus grands noms du royaume n'hésitèrent pas à venir dans cette somptueuse demeure.
Henri IV y vint passer une nuit, un 10 juillet au 16e siècle.
La nouvelle marquise de Montceaux, Gabrielle d'Estrées, vint y jouer le rôle de marraine pour la propre fille de Pierre Forget.
On peut noter le Gouverneur de la Ferre, Philippe de Campognola, Honorat de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan, ceci pour le début du XVIIème siècle. |
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Avec les Guénégaud, propriétaires, on y verra Choiseul, Maréchal de Paslin, César Phoebus d'Albret, comte de Miossens, la marquise de la Ferté-Macé, Maréchal de France.
Monsieur, frère de Louis XIV y fera un séjour.
Le Roi-Soleil, lui-même y fera une halte le 27 juin 1659.
Une grande période s'ouvrira plus tard, avec le chancelier Henry d'Aguesseau, époux de Madame Anne d'Ormesson, fille d'un haut magistrat de Paris.
Ceux-ci et leurs descendants font de nombreux dons à l'église, cette Noblesse de robe tenant à égaler la Noblesse d'Epée. |
Sous la Régence, un autre Henry d'Aguesseau, exilé pour cause politique y produit de nombreux écrits dont le plus connu est son "Instructio à ses enfants".
En 1775, un comte d'aguesseau, épouse la fille du Président de la Cour des Aides, Monsieur de Lamoignon.
Sous Louis XIV, en 1783 Henry Cardin d'Aguesseau, est nommé maître des Cérémonies des ordres du Saint-Esprit.
Le Seigneur répand ses bienfaits sur les habitants du village. Il est tant apprécié qu'à la Révolution, la Seigneurerie devenue Commune le verra à sa tête, de l'an VI à l'an VIII (1797-1800).
En l'an V, Marie d'Aguesseau épouse Octave de Ségur et Jean-Baptiste d'Aguesseau devient Sénateur de Napoléon 1er.
Le fils d'Octave et de Marie, Eugène de Ségur épouse, le 14 juillet 1819, Sophie Rostopehine, qui deveindra la célèbre Comtesse de Ségur.
Les Ségur tiennent le Château jusqu'en 1828 (les derniers nés à Fresnes sont Laure (1826) et Edouard (1827).
En 1828, ne pouvant plus faire face aux dépenses du domaine, Octave de Ségur vend le Château.
Le parc est détruit et mis en labour.
Ses pierres prennent la direction de Paris (une partie servira à construire les hôtels de l'avenue Foch).
Une colonne du Château, retrouvée au cours d'un labour fut donnée au musée de Lagny.
Seules les traces visibles, la porte monumentale de l'entrée de la grande allée fut détruite en 1965, de même qu'une tour octogonale qu'on nommait le Pigeonnier. |
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| Il ne reste plus qu'un pan de mur, le long d'un chemin de terre. |
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