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Les commerces d'Antan à Fresnes
Mon propos est de faire revivre la vie de Fresnes de 1920 à 1960. En plus des fermiers, des ouvriers agricoles et des briquetiers, une masse de petits commerçants permettait de vivre au village presque en autarcie : on pouvait trouver sur place ce qui était nécessaire à la vie quotidienne. A Fresnes, on pouvait trouver : 7 débits de boisson, doublés parfois d’une épicerie, 1 boulangerie, 1 marchand de fromage et de primeurs, 1 marchand de vins et spiritueux, 1 cordonnier, 1 maréchal-ferrant, 1 charron, 6 fermes fournissant lait, œufs et volailles,
1 charcuterie ( à l’ancien moulin )
Parmi les cafés-épiceries, il y avait celui de Raymond Dubois ( 16 rue Ernest Pelletier ), lequel était aussi rebouteux, arracheur de dents, tueur de porcs, débardeur de bois et livreur de poisson !

Dans cette même rue se tenait le commerce de Henriette Dubois dont le mari Marcel était maçon.
Il s’intitulait « épicerie centrale » vendant en plus chaussures, mercerie, espadrilles, journaux.
Le dimanche, on y jouait à la belote. On y organisait mariages, baptêmes et communions.
Rue de l’Ourcq, le café « chez Mme Guillemin », devint ensuite « Chez Yvonne », sa fille, puis « Chez Arlette » qui avait racheté l’établissement. C’était le rendez-vous des jeunes gens du village.
Dans cette rue même, le « Café de la Marine » se signale encore par son ancre placardée sur le fronton.
Sa clientèle était composée des hommes employés au canal, des mariniers dont les femmes venaient s’y ravitailler en épicerie.
Aux beaux jours, le café de la Marine accueillait dans ses chambres les Parisiens en vacances.
Les nombreux pêcheurs pouvaient y acheter les articles de pêche nécessaires à leur passe-temps.
On pouvait d’ailleurs admirer des têtes naturalisées d’énormes brochets ouvrant leurs gueules meurtriers !
C’était aussi un débit de tabac.
Face au port de Fresnes, parking actuel, s’élevait le grand corps de bâtiment du « Rendez-vous des Briquetiers », doublé d’Ecurie et Remise. Le café était aussi un restaurant. A côté de la remise, un four à pain fournissait le pain à tout le village.
A l’époque de la famille Boyé (dés 1947), les Parisiens venaient remplir les chambres au-dessus du café. Les bateliers pourvoyaient la boulangère en sucre et en farine. La grande salle du haut accueillait les noces et les banquets.
On pourrait encore citer le café-mercerie « Faron », dans la Grand-rue, disparu dans les années 30.
Enfin, deux couturières travaillaient chez elles pour confectionner ou rénover les vêtements de bien des gens du village, l’une dans la ruelle Cholet ( Mme Gagnant), l’autre face au Monument aux morts (Mme Chefd’Hôtel).
Tout au bout du village, la Distillerie, d’Edmond Pelletier, puis Fernand Lair, faisait commerce de vins et alcools.
Une équipe allait chercher une citerne en gare de Lagny.
Le vin était stocké en fûts puis mis en bouteilles.
Celles-ci étaient livrées dans les épiceries et cafés des villages et villes environnantes, telles Lagny, Meaux, Dammartin etc ……
Madame Bigot, la charcutière livrait sa charcuterie dans Fresnes, d’abord avec une charrette attelée ; puis elle acquit une voiture et faisait des tournées jusqu’à Claye.
Denise Crémel
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